Les coulisses de l’amicale (quelques réflexions de Christian)

Chaque action que l’on mène enrichit son expérience personnelle. Ces quelques réflexions pour partager les apports que m’a procuré la création de l’amicale des Burkinamis.

Une idée née d’un constat:
Lors des voyages au Burkina Faso pour suivre les projets de mon association Teriasira ou accompagner des groupes d’études, j’ai rencontré à maintes reprises, souvent fortuitement, des personnes œuvrant dans d’autres projets dont l’essence était similaire: collaborer avec des acteurs locaux pour leur permettre d’améliorer des conditions socio-économiques prétéritées par le manque de moyens. Les échanges entre nous étaient très intéressants et le constat s’imposait: dommage que nous ignorions ce que les autres font.

Une quête d’adresses:
Débutèrent alors des heures de recherches sur les moteurs éponymes et de renseignements auprès d’institutions qui pouvaient m’aider. Finalement, une septantaine d’adresses avaient été répertoriées… impressionnant ! Je n’aurais pas imaginé que tant d’associations suisses soient actives au BF. Je commençais à sentir la dimension de ce qui m’attendait, peu importe, le processus était lancé et la curiosité de ce qui allait arriver me motivait.

Premiers échanges encourageants:
Vint le moment de contacter toutes ces ONG. Des centaines d’échanges de mails m’ont confirmé ce dont j’étais convaincu, l’idée d’une amicale était bonne. Evidemment, elle n’a pas fait l’unanimité, cinq associations l’ayant rejetée catégoriquement, et quelques-unes n’ont pas répondu. Fallait-il rechercher la cause ? Peut-être adresse non conforme, ou des personnes contactées n’étant plus concernées ? J’ai renoncé à cette démarche, me contentant de rester en contact avec la cinquantaine de réponses positives.

Dans quelle direction aller?
Les conseils et propositions d’organisations si différentes, tant par leurs tailles que leurs fonctionnements et leurs objectifs constituent une grande richesse. La rencontre à Genève a donné des pistes sur l’orientation à prendre, qui se sont poursuivies par les échanges informels. Cette forme « informelle » (pas mal non?) me satisfait au mieux. Le principe de non ingérence dans les ONG reste préservé.

Quels outils?
Dans un premier temps, la proposition d’échanger par liste de mails semblait la plus simple. S’en est suivie la création du site internet (grâce à l’aide de Hassan), et enfin, pour satisfaire la demande de quelques personnes, un groupe Facebook. Même si c’est très chronophage, j’ai beaucoup de plaisir à travailler avec les outils informatiques (sites, traitement d’images, vidéos…). Cette amicale m’en a donné une occasion supplémentaire. Je profite de cet article pour remercier les nombreuses personnes qui m’envoient des messages d’encouragement.

La suite?
A chaque étape du processus, je tire des enseignements précieux. Mais le plus enrichissant réside dans les contacts que j’ai pu établir avec la plupart des associations. C’est en quelque sorte le carburant qui nourrit le moteur de mon activité pour l’amicale. Je ne peux que vous encourager à les établir aussi entre vous. Je reste persuadé que les bénéfices de ces synergies peuvent être énormes.
La prochaine étape est la poursuite du contact avec la présidence du Faso, qui avait été initiée à Genève en octobre dernier. A cet effet, la liste des activités exercées par les associations montre une richesse prodigieuse. Fédérer ces joyaux est une grande fierté!
Pour la suite, tout dépend des Burkinamis… et pourquoi pas une reconnaissance plus « officielle », mais toujours non contraignante.
Merci!