Rencontre avec le président de l’Assemblée Nationale

(Compte-rendu rédigé par Christian)
Le 25 mars dernier, nous avons eu l’honneur d’être conviés à une rencontre avec SE Monsieur Alassane Bala Sakandé, Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso. Au vu de la convocation tardive, nous n’étions malheureusement qu’une demi-douzaine d’ONG représentées, plus de la moitié ayant annoncé ne pas pouvoir se libérer (le fait de recevoir autant de réponses,  même négatives, montre l’intérêt porté aux Burkinamis, ce qui est encourageant).

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De gauche à droite, Pierre (JATUR), Stéphane (Kaïcedra), Christian (Teriasira), M. Dieudonné Sougouri (Ambassadeur), Nicole (Boule de Neige), M. Alassane Sakandé (Président AN), légèrement caché: Christian (Petit Samba), Chantal (Bilifou), Claude et Ladislas (Maison du Coeur), Gérard (Boule de Neige) et un conseiller du Président.

En préambule, le nouvel Ambassadeur, Monsieur Dieudonné Sougouri, a rappelé l’importance que revêtent les actions entreprises par les ONG au Faso, et que le maintien des relations entre elles et l’ambassade fait partie d’une des missions que lui a confiées le Président national (qui nous avait rencontré en octobre dernier).
J’ai ensuite présenté l’amicale et rappelé les principales prérogatives que nous avions émises, qui ont bien été entendues, mais dont on n’a pas encore vu les effets. Chaque burkinami présent a ensuite exprimé soit un commentaire sur les actions de son ONG, soit les situations particulières qu’elle rencontre.
Le Président a répondu point par point.
Sur la problématique des visas gratuits pour les visites de projets, il a affirmé que le dossier était en cours, sur un plan global. La présidence souhaite que cette problématique ne concerne pas uniquement la Suisse, mais s’étende à toutes les ONG œuvrant au Faso. Selon lui, l’affaire devrait être réglée encore durant l’année 2018 (on constate que notre amicale peut également rendre service à d’autres… )
En ce qui concerne les facilitations administratives et douanières, il a rappelé ce qui nous avait été dit: que le durcissement des règles avait été imposé par des malversations antérieures (pas avec des ONG suisses a-t-il bien précisé), et que dès lors, la méfiance s’était accrue. Il souhaite qu’une relation entre l’administration, les douanes et les ONG puisse parvenir à faciliter ces contraintes.
Il a ensuite répondu à d’autres points plus spécifiques, comme des problèmes au centre de formation professionnelle du Petit Samba (il a été ravi d’en apprendre l’existence, et souhaite même y faire une session officielle d’un groupe de travail de l’AN).
Il a également rassuré l’ONG « Boule de Neige » (nouvelle membre des burkinamis) concernant le payement de fournitures alimentaires.
Un problème de sécurité a été évoqué par les ONG travaillant dans le Sahel (notamment par Bilifou-Bilifou). Sur ce point, il a rappelé que le problème de sécurisation dans cette région est difficile, même pour les burkinabè, et que chacun s’y rendant doit faire le maximum pour l’assurer, par exemple en annonçant à l’avance une visite, ce qui permettrait une plus grande vigilance. Mais le risque zéro n’existe bien sûr pas.
Lorsque j’ai évoqué l’importance d’établir une relation entre les ONG et les députés de l’AN, puisque ceux-ci sont issus de toutes les provinces du pays, donc forcément proches des actions entreprises, le Président a renforcé cette proposition en affirmant qu’il allait transmettre à l’ensemble des 127 députés la liste des burkinamis (document qui se trouve également dans la rubrique « L’Amicale »), ainsi qu’à d’autres organes étatiques concernés.
president et ambassadeurCette nouvelle rencontre avec une haute personnalité du Faso s’est déroulée dans la bonne humeur, et ouvre de belles perspectives de coopération. À suivre donc…